Amende feu rouge : quel est le prix et la réglementation ?

Un feu rouge, ce n’est pas qu’un signal lumineux. C’est un couperet, une ligne infranchissable qui, dès qu’on la franchit, fait tomber l’amende : 135 euros, pas un de moins, et quatre points qui s’évaporent du permis. Le tarif, lui, ne fait pas dans la dentelle : dépassez le délai de paiement et la facture enfle, atteignant 375 euros. Que l’on soit distrait, pressé ou simplement malchanceux face à un radar, la sanction tombe, automatique, froide. Pourtant, il existe quelques brèches : un feu en panne, un PV truffé d’erreurs, et soudain la contestation devient possible. Mais attention, ces issues restent rares et strictement encadrées.

Feu rouge grillé : ce que dit la réglementation aujourd’hui

Le code de la route ne fait aucune exception. S’arrêter net devant un feu rouge ou un feu rouge clignotant, c’est la règle pour tous, à toute heure. Même la nuit sur une avenue déserte, franchir la ligne d’effet alors que le feu est passé au rouge suffit à rendre l’infraction bien réelle. Peu importe que la voiture entre vraiment sur l’intersection ou non : la ligne blanche est le repère déterminant. Ce détail en surprend plus d’un, et les verbalisations pour “petit coup de frein tardif” restent nombreuses.

Personne ne peut non plus se cacher derrière l’idée de “n’avoir vu personne arriver”. Face au rouge, l’arrêt est impératif, sans circonstance atténuante. La différence avec l’orange mérite d’être rappelée : à l’orange, l’arrêt est obligatoire sauf freinage dangereux ; au rouge, aucun arrangement n’est toléré, même pour un cycliste ou un scooter qui circule sans contrainte apparente.

Pour mieux comprendre, voici plusieurs cas précis où l’infraction est caractérisée :

  • Le conducteur franchit la ligne d’effet alors que le feu est rouge : irrégularité immédiate.
  • L’arrêt doit être complet avant la ligne, et cela concerne tous les véhicules : voitures, deux-roues, tout le monde y passe.
  • Les pistes cyclables équipées de leurs propres feux imposent aussi cet arrêt strict.

Toute sanction vise la personne au volant, non pas le titulaire de la carte grise. Que l’on conduise un vélo, une moto ou une voiture, la règle s’applique pareillement. Avec la multiplication des radars de feu rouge dans les villes, l’erreur d’inattention se paie désormais au prix fort.

Combien coûte vraiment une amende pour feu rouge ?

Le tarif n’a rien de flou. Griller un feu rouge fait systématiquement tomber une contravention de quatrième classe. Que la verbalisation vienne d’un agent ou d’un radar, l’amende forfaitaire est de 135 euros.

Payer sans délai permet de limiter la douloureuse : 90 euros, si l’on s’acquitte de la somme sous 15 jours (ou 30 jours par paiement dématérialisé). Mais soyez en retard, et c’est le coup de massue : 375 euros d’un coup, sitôt la majoration appliquée. Tout retard, même d’un jour, fait vite grimper la note.

L’addition ne s’arrête pas au montant : le permis est lui aussi impacté, car à l’amende s’ajoute la perte de points. Impossible d’y couper, les conséquences dépassent largement le simple portefeuille.

  • Amende forfaitaire : 135 euros
  • Amende minorée : 90 euros
  • Amende majorée : 375 euros

Le montant reste strictement le même, qu’on soit pris sur le fait par une patrouille ou flashé par un radar. Mais la présence accrue de ces appareils multiplie les occasions de se faire sanctionner, souvent sans même s’en rendre compte aussitôt.

Sanctions, retrait de points et conséquences sur le permis

Passer au feu rouge, ce n’est pas seulement une question de finances. Quatre points rayés du permis, il n’en faut pas davantage pour provoquer un vrai problème. Cette sanction tombe pour tous, du conducteur novice au conducteur chevronné.

Pour quelqu’un en période probatoire, perdre quatre points ruine bien souvent la moitié ou la totalité du capital. Il devient alors impératif de suivre un stage pour récupérer des points, sous peine de ne plus pouvoir conduire le temps de repasser l’examen.

Le franchissement d’un feu rouge ne passe pas non plus inaperçu auprès des compagnies d’assurance. C’est un signal d’alerte, perçu comme un comportement à risque : les assureurs réagissent parfois avec une augmentation de prime, parfois même par une résiliation nette en cas de récidive ou d’autres infractions importantes.

Accumulés, ces franchissements finissent par entraîner des sanctions bien plus lourdes : retrait du permis, obligation de suivre un stage, et tout cela une seule fois par an. L’impact financier et administratif dépasse largement la sanction affichée sur le PV.

Femme agent de ville avec un carnet à la main

Contester une amende : vos recours et conseils pratiques

La contestation d’une amende pour feu rouge impose de la rigueur à chaque étape. Il faut réunir tous les justificatifs nécessaires : avis de contravention, pièces d’identité, toute preuve utile… Le moindre oubli peut interrompre la procédure. Le délai est strict : 45 jours à compter de la réception du PV, sinon la sanction devient inévitable.

Voici les motifs qui peuvent permettre d’envisager une contestation :

  • Erreur matérielle : mauvaise transcription de la plaque d’immatriculation, véhicule vendu ou emprunté à un tiers, ou preuve d’absence formelle sur les lieux incriminés.
  • Défaillance technique : contestation de la fiabilité du radar, ou doutes sur sa maintenance et sa certification.
  • Situation d’urgence : seuls un motif médical prouvé ou la survenue d’un réel danger, attestés par des documents précis, peuvent être pris en compte.

Solliciter un avocat en droit routier se révèle souvent judicieux lorsque le retrait de permis menace ou si une activité professionnelle dépend de la capacité à conduire. Un dossier solide, rigoureusement préparé, augmente nettement les chances de voir la sanction annulée ou diminuée. Selon la situation, il est alors possible de solliciter un recours gracieux, de se présenter devant l’officier du ministère public ou, en dernier recours, de porter sa défense au tribunal de police.

Régler l’amende avant d’avoir contesté revient à accepter la sanction. Les chapitres de cette procédure ne souffrent aucune improvisation : chaque étape réclame attention et précision, sans quoi l’administration tranche sans pitié.

Au final, franchir un feu au mauvais moment n’a rien d’anodin. La sanction frappe vite et fort, les conséquences suivent longtemps. Reste-t-il un seul feu rouge que l’on brûle sans y penser ? Rien n’est moins sûr, quand les points s’envolent et que le permis s’effrite.

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