BSR : Est-ce l’ASSR 2 est obligatoire pour le permis ?

Obtenir le permis AM, cette fameuse autorisation de conduire cyclomoteur à 14 ans, ressemble parfois à une équation à plusieurs inconnues. Entre l’ASSR 2, l’ASR, les démarches scolaires ou non, la procédure semble taillée pour égarer même les parents les plus motivés. Pourtant, une chose est sûre : l’ASSR 2 n’a rien d’un sésame systématique, mais son absence peut rapidement transformer un dossier en casse-tête administratif.

Tout dépend du profil du candidat : âge, parcours scolaire, lieu de naissance, rien n’est figé. Les règles fluctuent selon que l’on soit encore au collège ou déjà adulte, ce qui ne facilite pas la tâche de ceux qui accompagnent les jeunes vers la conduite en solo.

Comprendre les ASSR 1 et 2 : à quoi servent-elles vraiment ?

Les attestations scolaires de sécurité routière, ASSR 1 et ASSR 2, marquent souvent la première rencontre des adolescents avec la prévention routière. L’ASSR 1 concerne les élèves de cinquième ou autour de 12-13 ans ; l’ASSR 2 prend le relais en classe de troisième, vers 14-15 ans. Deux étapes, deux validations.

Ces épreuves, organisées dans les établissements de l’Éducation nationale, ne sont pas des examens à gros enjeu, mais des vérifications de connaissances sur la circulation, le partage de la voirie, les comportements à adopter pour limiter les risques. Obtenir l’attestation, c’est cocher une case indispensable sur le chemin vers la conduite, notamment pour prétendre au permis AM ou BSR.

Voici les différentes attestations et leur utilité :

  • L’ASSR 1 : passage en cinquième, première étape de la sensibilisation à la sécurité routière.
  • L’ASSR 2 : passage en troisième, s’impose pour certaines démarches comme l’inscription au permis AM en auto-école.
  • L’ASR (attestation de sécurité routière) : solution de repli pour ceux qui n’ont pas pu passer l’ASSR à l’école.

La remise de ces attestations vise à ancrer de bons réflexes chez les futurs conducteurs. Les épreuves ASSR ne sont pas à négliger : être recalé ou oublier de les passer peut fermer des portes, notamment pour le BSR. Les établissements scolaires jouent un rôle central, organisant les sessions et guidant les jeunes dans leur découverte des enjeux de la route.

Le BSR et l’ASSR 2 : ce qu’il faut savoir sur les obligations pour les jeunes

Le brevet de sécurité routière, aujourd’hui permis AM, autorise la conduite des cyclomoteurs dès 14 ans. Mais la question revient sans cesse : l’ASSR 2 est-elle exigée ? La réponse est claire : toute personne née après le 1er janvier 1988 doit présenter l’ASSR 2 ou, à défaut, l’ASR, lors de l’inscription à la formation BSR.

Si l’attestation fait défaut, la porte de la formation pratique reste fermée. Pas d’ASSR 2 (ou d’ASR), pas de passage en auto-école, ni de stage en centre agréé. Habituellement, l’ASSR 2 se passe en classe de troisième, sous le contrôle de l’Éducation nationale. Ceux qui n’ont pas pu la décrocher, arrivée récente en France, scolarité interrompue, peuvent passer l’ASR auprès d’organismes comme les GRETA.

Cette règle ne fait pas d’exception : scooter, mobylette ou quadricycle léger, l’attestation est indispensable. Les majeurs, eux, ne sont pas concernés : ils peuvent s’inscrire sans présenter l’ASSR ni l’ASR. Un point souvent flou, qui mérite d’être rappelé.

Accompagner son enfant dans la préparation aux examens de sécurité routière

Préparer l’ASSR 2 ne se résume pas à cocher une case sur un calendrier scolaire. L’Éducation nationale fournit des outils, mais la réussite se construit aussi à la maison. Les parents peuvent, par l’échange et la pratique, encourager leurs enfants à mieux comprendre les règles de sécurité routière. La vigilance s’apprend dès le plus jeune âge, à pied, à vélo, sur le trajet de l’école.

Pour accompagner les révisions, plusieurs ressources sont disponibles : vidéos, quiz interactifs, livrets pédagogiques remis par le collège. Ces supports permettent d’aborder la signalisation, la gestion des priorités, l’identification des situations à risque. Souvent, la préparation démarre par des exemples du quotidien : traverser un passage piéton, se déplacer en groupe, anticiper les réactions des autres usagers.

L’attestation scolaire de sécurité routière se travaille en classe, mais un passage en auto-école peut renforcer l’apprentissage. Les élèves y retrouvent l’esprit des épreuves ASSR : analyser des situations, réagir vite, choisir la bonne attitude. Certains établissements organisent même des séances de révision en petit comité pour aider chacun à progresser.

L’accompagnement ne s’arrête pas à l’obtention du papier. Les bons réflexes s’installent sur la durée : premiers trajets motorisés, conseils répétés, observation des comportements sur la route. Familles et établissements avancent ensemble, chacun jouant un rôle dans la construction de conducteurs plus responsables.

Jeune femme avec certificat BSR et scooter en rue

Démarches pratiques : inscription, coût et étapes pour obtenir le BSR

Démarrer la procédure pour obtenir le BSR, désormais permis AM, demande de réunir les pièces nécessaires : ASSR 1 ou ASSR 2 pour les jeunes passés par le système scolaire ; ASR pour ceux qui n’ont pas pu valider ces attestations. Ce justificatif de sécurité routière conditionne l’accès à la formation.

En général, l’inscription se fait auprès d’une auto-école agréée. Certains collèges proposent aussi des sessions, parfois en partenariat avec des associations ou des collectivités. Il s’agit alors de remplir un formulaire, fournir une pièce d’identité, l’attestation scolaire de sécurité routière ou l’ASR, et une autorisation parentale pour les mineurs.

Étapes de la formation BSR

Voici comment s’organise la formation :

  • Phase théorique : validation préalable de l’ASSR 1 ou 2 (ou ASR pour ceux hors cursus classique).
  • Formation pratique : 7 heures encadrées, dont 4 sur plateau et 3 en circulation réelle. Pas d’épreuve finale : l’assiduité et la capacité à appliquer les règles de sécurité routière sont évaluées tout au long de la session.
  • Remise de l’attestation de suivi, qui permet ensuite de demander le permis AM en préfecture.

Le tarif de la formation varie, généralement entre 150 et 400 euros selon l’établissement. Ce prix couvre le prêt du véhicule, l’équipement de base et le suivi pédagogique. Certaines collectivités proposent des aides pour limiter le coût et faciliter l’accès à la mobilité.

Au bout du parcours, le jeune conducteur tient entre ses mains un billet pour la liberté, à condition d’avoir franchi chaque étape avec sérieux. Et sur la route, chaque validation compte : ce sont souvent les détails administratifs qui séparent le simple rêve de rouler de la réalité du bitume.

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