Voiture 2028 : quel véhicule interdit de circulation ?

Une voiture diesel immatriculée avant 2011 ne pourra plus circuler dans la quasi-totalité du centre de Paris dès le 1er janvier 2025. À Lyon, Grenoble et Marseille, la même règle s’appliquera progressivement d’ici 2028, avec des restrictions étendues aux véhicules Crit’Air 3, puis 2. Certaines agglomérations prévoient des contrôles automatiques et des amendes dès l’entrée dans les zones concernées.

Le calendrier varie selon les villes et suscite de nombreux ajustements. Des exceptions subsistent pour certains professionnels et résidents, mais elles deviennent plus rares à mesure que les échéances approchent.

Où les véhicules diesel seront-ils interdits en 2028 ? Cartographie des zones et villes concernées

Depuis que les zones à faibles émissions (ZFE) sont en place, le visage de la mobilité urbaine en France se transforme à un rythme inédit. Paris a montré la voie, multipliant les restrictions, et d’ici 2028, le filtre va se resserrer pour toutes les voitures diesel. La capitale, mais aussi Lyon, Grenoble, Strasbourg et Montpellier, affichent la couleur : les métropoles s’engagent dans l’interdiction progressive des véhicules Crit’Air 3, 4 et 5.

Pour donner un aperçu concret de la situation, voici comment s’organise la riposte contre le diesel dans plusieurs grandes villes :

  • Paris : tous les diesels antérieurs à 2011 seront bannis, avec une extension de l’interdiction aux Crit’Air 3 annoncée avant 2028.
  • Lyon : la métropole élimine progressivement les diesel Crit’Air 4 et 5 et vise à terme les Crit’Air 3.
  • Grenoble : la ZFE s’étend à l’ensemble de l’agglomération, visant l’exclusion quasi complète des vieux diesels.
  • Strasbourg : l’interdiction cible d’abord les Crit’Air 5, puis les 4, avant de toucher les Crit’Air 3.
  • Montpellier : la métropole suit un calendrier équivalent à celui des autres grandes villes.

Chaque année, la carte des ZFE gagne du terrain. Plus de 40 agglomérations seront concernées à l’horizon 2028. Les restrictions de circulation s’étendent aux axes majeurs et s’imposent dans la plupart des centres-villes. Si chaque métropole adapte le rythme à ses enjeux, la direction prise ne laisse aucun doute : le diesel s’efface, la réglementation se durcit.

Dates clés et calendrier des restrictions : ce qui va changer pour les automobilistes

Le rythme des restrictions de circulation s’accélère. À Paris, la prochaine étape arrive en 2024 : les véhicules Crit’Air 3 seront visés, ce qui inclut les diesel immatriculés avant 2011 et certains modèles essence plus anciens (avant 2006). Lyon, Grenoble, Strasbourg ou Montpellier avancent selon leur propre tempo, mais la finalité reste la même : faire disparaître les moteurs thermiques les plus polluants du quotidien urbain.

La loi Climat et Résilience oblige les grandes métropoles à généraliser les ZFE d’ici 2025. Dès cette date, les véhicules Crit’Air 4 et 5 seront recalés ; puis, selon la ville, la chasse s’étendra aux Crit’Air 3 entre 2026 et 2028. Les collectivités gardent une certaine latitude, mais dans toutes les zones urbaines supérieures à 150 000 habitants, la tendance est à l’exclusion des vieux moteurs.

Période Véhicules concernés Villes principales
2024-2025 Crit’Air 4, 5 Paris, Lyon, Grenoble, Strasbourg, Montpellier
2026-2028 Crit’Air 3 Mêmes métropoles + extension à d’autres agglomérations

Partout, la circulation des véhicules thermiques anciens recule, quartier après quartier. Les automobilistes doivent désormais s’adapter à ce calendrier, sous peine de sanctions ou de se voir refuser l’accès aux centres-villes.

Quelles alternatives concrètes au diesel pour continuer à circuler sereinement ?

Face à la montée en puissance des interdictions visant les véhicules diesel en ZFE, il faut agir sans attendre. Plusieurs pistes existent pour continuer à circuler en ville, sans risquer la contravention ou l’exclusion. Le choix le plus direct : passer à la voiture électrique. L’offre s’est élargie, du modèle urbain économique à la familiale. Les aides publiques, comme le bonus écologique ou la prime à la conversion, facilitent le passage à l’électrique, même pour les budgets serrés.

Pour ceux qui souhaitent rester sur une motorisation thermique, les modèles essence récents classés Crit’Air 1 restent admis. Miser sur une norme Euro 5 ou Euro 6, voire sur une hybride, garantit une circulation fluide dans les zones réglementées. Les hybrides rechargeables, quant à eux, combinent autonomie électrique et flexibilité du thermique, rendant la transition plus souple et compatible avec la plupart des ZFE.

Solutions alternatives à considérer :

Voici quelques options à explorer pour adapter sa mobilité :

  • Location longue durée (LLD) ou leasing, pour changer régulièrement de véhicule et rester conforme aux exigences des ZFE.
  • Co-voiturage ou autopartage, pratiques répandues dans des métropoles comme Lyon, Strasbourg ou Paris.
  • Transports en commun associés à la carte mobilité inclusion pour les personnes éligibles, offrant des facilités pour le stationnement et l’accès à certains services.

Obtenir une dérogation temporaire demeure possible pour certains pros ou particuliers détenteurs d’une carte mobilité inclusion. Les critères changent d’une ville à l’autre, mais ce sursis permet d’organiser la transition. Côté assurance auto, il est judicieux de revoir ses garanties pour coller à ses nouveaux usages ou à sa motorisation.

Jeune femme professionnelle observant une file de voitures en zone restrict

Impacts sur la santé, l’environnement et le quotidien : ce que vous devez vraiment savoir

Les métropoles françaises et européennes affichent clairement leur ambition : respirer un air nettement plus sain, grâce à l’instauration des zones à faibles émissions. Le constat est sans appel. L’OMS chiffre à près de 40 000 par an le nombre de décès prématurés liés à la pollution de l’air en France. Les émissions polluantes des voitures, notamment le dioxyde d’azote et les particules fines, restent la première cible de cette politique. À Lyon, Bruno Bernard, président écologiste de la métropole, veut éliminer les diesels anciens pour inverser la courbe.

Les bénéfices annoncés ne relèvent pas seulement du registre sanitaire. Faire reculer la part des voitures diesel interdites en circulation abaisse aussi l’empreinte carbone des centres urbains. Des métropoles comme Paris, Strasbourg, Montpellier ou Grenoble mesurent déjà une amélioration de la qualité de l’air sur les axes les plus exposés.

Pour les automobilistes, le quotidien change. Les Crit’Air 4 et 5 n’ont plus leur place dans les hypercentres. Si la liberté de circuler s’accompagne de nouvelles contraintes, elle ouvre aussi la voie à d’autres habitudes : essor du vélo, transports collectifs renforcés, piétonnisation de quartiers entiers. Les routines se renouvellent, la mobilité se réinvente, et chacun doit composer avec cette nouvelle donne urbaine. À l’horizon 2028, la ville ne ressemblera plus à celle d’hier, et c’est déjà une réalité en mouvement.

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